Interview avec la fondatrice de Mes ateliers DIY

10 avril 2026

 

1/ Peux-tu te présenter toi et Mes Ateliers DIY en quelques lignes ?

Je suis Sarah Delorme, fondatrice de Mes Ateliers DIY.

Avant de me lancer, je travaillais dans l’audiovisuel et la communication. C’est en arrivant à La Rochelle que j’ai découvert la richesse de l’offre créative locale : énormément de talents, de savoir-faire… mais finalement assez peu visibles.

De mon côté, j’ai toujours été très créative, passionnée de loisirs créatifs depuis longtemps. Petit à petit, l’idée a fait son chemin : pourquoi ne pas en faire mon métier ?

En 2020, j’ai d’ailleurs suivi la formation Organiser des ateliers créatifs, qui m’a donné pas mal de clés concrètes pour me lancer et proposer mes premiers ateliers.

J’ai ensuite créé Mes Ateliers DIY en 2021, avec l’envie de mettre en lumière les créateurs et de rendre ces ateliers plus accessibles. En parallèle, j’ai moi-même commencé à animer des ateliers, tout en développant la plateforme.

Aujourd’hui, Mes Ateliers DIY est à la fois une plateforme qui valorise les créateurs, une offre d’ateliers pour particuliers et entreprises, et un réseau en train de se développer à l’échelle nationale.

Mon objectif reste le même depuis le début : reconnecter les gens à leur créativité, et leur montrer qu’ils sont capables de créer, même si souvent ils pensent le contraire.






2/ Comment ressens-tu le marché des ateliers créatifs actuellement ? Quelles sont les tendances à suivre ?

C’est un marché qui est à la fois très dynamique… et en même temps assez contrasté.

Il y a un vrai engouement autour du DIY, du fait-main, du besoin de ralentir, de se reconnecter à soi. On le voit clairement dans les tendances : bien-être, consommation plus responsable, recherche de sens… Les ateliers créatifs répondent parfaitement à ça.

Mais sur le terrain, la réalité est un peu plus nuancée.

Pour les particuliers, c’est assez cyclique. Ce n’est pas toujours simple de remplir les ateliers. Les gens ont envie, mais ils ont parfois du mal à s’accorder du temps pour eux. Il y a aussi une forte sensibilité au prix, avec une habitude à des activités peu chères ou gratuites. Or, quand on prend en compte le temps de préparation, le matériel, l’animation et les charges, ce n’est pas évident d’être rentable pour un créateur.

Le contexte économique joue aussi : aujourd’hui, beaucoup font plus attention à leurs dépenses.

Cela dit, certains leviers fonctionnent très bien.

  • Les cartes cadeaux, par exemple, permettent souvent de franchir le cap. C’est une porte d’entrée très intéressante, et ça amène des personnes à découvrir les ateliers, parfois pour la première fois.
  • Les ateliers en groupe privé sont aussi en forte croissance : EVJF, anniversaires, moments entre amis… C’est un format qui se développe énormément.

Et surtout, le B2B se développe de plus en plus. Les entreprises intègrent les ateliers créatifs dans leurs démarches RSE de bien-être au travail, de cohésion d’équipe ou d’événementiel client. C’est un vrai levier de développement aujourd’hui.

C’est aussi pour ça que j’ai créé Mes Ateliers DIY : pour donner plus de visibilité à ces ateliers, mutualiser la communication, et permettre aux créateurs de ne plus être seuls face à ces enjeux.

3/ Mes Ateliers DIY a lancé sa charte d’engagement, concrètement c’est quoi ?

C’est une manière de poser un cadre clair sur les valeurs que je souhaite porter à travers le projet.

Concrètement, la charte d’engagement repose sur plusieurs piliers :

  • valoriser les savoir-faire locaux
  • proposer des ateliers accessibles à tous
  • encourager une consommation plus responsable
  • créer des expériences humaines, conviviales et authentiques

On ne cherche pas la performance ou le “résultat parfait”. Ce qui compte, c’est l’expérience, le moment partagé, et le fait de créer avec ses mains.

C’est aussi un engagement vis-à-vis des créateurs avec qui je travaille : transparence, respect, et volonté de construire quelque chose de durable ensemble.

👉 Plus d’infos : https://mesateliersdiy.fr/engagements-rse/

4/ En 2026 est lancé le déploiement de la licence de marque. Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ? À qui cela s’adresse-t-il ?

La licence de marque, c’est une évolution assez naturelle du projet.

Au fil des années, j’ai structuré un modèle qui fonctionne à La Rochelle, puis testé un premier déploiement sur d’autres territoires. L’idée aujourd’hui, c’est de permettre à d’autres personnes de s’en emparer à leur tour, tout en étant accompagnées.

Depuis 2023, j’ai commencé à tester ce modèle avec un premier partenariat à Niort. Cela m’a permis de confronter l’idée à la réalité du terrain, d’identifier ce qui fonctionne, ce qui doit être ajusté, et de structurer progressivement le modèle.

Fin 2025, ce partenariat a pris fin suite à une évolution professionnelle de la partenaire, dans un contexte très serein. Cette expérience a été précieuse, car elle m’a permis d’affiner et de consolider le fonctionnement actuel.

Depuis mars 2026, une nouvelle partenaire, Amandine, a repris le secteur de Niort avec une ambition plus large, en développant également Poitiers, Angoulême et Limoges. En parallèle, Morgane a rejoint l’aventure au Pays Basque, confirmant la capacité du modèle à s’implanter sur différents territoires.

Aujourd’hui, Mes Ateliers DIY est présent à La Rochelle, Niort, Poitiers, Angoulême, Limoges et au Pays Basque, avec un réseau en construction et une notoriété locale déjà bien installée sur certaines zones.

Concrètement, la licence permet à des créateurs, artisans ou personnes en reconversion de développer Mes Ateliers DIY sur leur territoire, sans repartir de zéro.

Ils bénéficient d’un cadre déjà structuré avec :

  • une marque déjà installée et identifiable
  • un site internet avec système de réservation intégré
  • des outils pour gérer les ateliers et les créateurs localement
  • une formation complète pour comprendre le modèle et structurer leur activité
  • un accompagnement dans le lancement et le développement
  • et une visibilité nationale, tout en gardant une approche locale

De leur côté, les partenaires développent leur propre activité : ils animent des ateliers, créent des partenariats locaux, et fédèrent un réseau de créateurs sur leur territoire. Ils deviennent les référents créatifs de leur ville.

Ce qui est important pour moi, c’est que ce n’est pas un modèle figé. Chaque territoire a ses spécificités, son énergie, ses lieux, ses créateurs. L’idée est vraiment de s’adapter localement, tout en s’appuyant sur une base solide.

La licence est pensée comme un cadre souple : elle permet par exemple de développer une activité de créateur en parallèle, tout en gardant son indépendance, et en profitant d’un accompagnement, d’outils et d’un réseau.

Elle s’adresse donc à plusieurs profils :

  • des créateurs déjà installés (ou en lancement) qui veulent structurer leur activité d’ateliers et fédérer un réseau local
  • des animateurs qui souhaitent se professionnaliser
  • ou des personnes en reconversion qui veulent lancer une activité créative avec un cadre

👉 Pour en savoir plus sur la licence :
https://mesateliersdiy.fr/licence-marque-ateliers-creatifs/

👉 Découvrir le dossier de présentation complet :
https://www.canva.com/design/DAGm9XcFjaA/0feTb0MGwVk8VQC92W8Hdw/view?utm_content=DAGm9XcFjaA&utm_campaign=designshare&utm_medium=link2&utm_source=uniquelinks&utlId=h35c549a0dc


Enregistrer un commentaire